Étudiante, j’ai brièvement travaillé pour une firme de sondages. Dans un vaste espace meublé de cubicules, au siècle dernier, nous étions des dizaines à inlassablement téléphoner. Les appels n’étaient pas encore robotisés. De ma voix pré-radiophonique, je tentais de convaincre des inconnus en train de souper de répondre à mes questions à coup de professionnalisme et de persuasion.